typo3conf/ext/e_magineurs/res/opus/ressources/images/interface/opus.png Flux RSS des actualités2953502fr_FRChambre d'agriculture de BretagneFri, 14 Jun 2024 10:10:02 +0200Fri, 14 Jun 2024 10:10:02 +0200TYPO3 EXT:newsnews-142766Thu, 13 Jun 2024 10:04:09 +0200Marché des céréales : le creux de la vague bientôt dépassé ?https://bretagne.chambres-agriculture.fr/mes-actus/toutes-les-actus-agricoles-bretonnes/detail-de-lactualite/actualites/marche-des-cereales-le-creux-de-la-vague-bientot-depasse/Faute de débouchés suffisants, l’offre en céréales est excédentaire. La récolte 2024 attendue en baisse pourrait permettre d’assainir le marché.Comme les filières animales, la filière grandes cultures souffre d’une offre supérieure à la demande. Mais des signaux pourraient montrer que le pire est peut-être passé. La récolte 2024 attendue en recul devrait permettre de réduire à moyen terme les volumes en excédent, tandis que la consommation semble retrouver des couleurs…

Un marché des céréales en excédent

La surface en grandes cultures bio a doublé en France entre 2017 et 2022, pour atteindre environ 800 000 ha actuellement. La collecte dépasse 1 million de tonnes depuis 2021, et a encore augmenté en 2023 grâce aux bons rendements. Le blé et le maïs grain sont les deux principales productions, devant l’orge, le triticale, la féverole et le tournesol. Si l’on ne considère que les céréales, 814 000 t sont produites en France dont 452 000 t utilisées par la meunerie et les aliments du bétail. C’est donc 45 % du volume produits qui ne dispose pas de débouchés.    

L’export, un débouché qui se tarit

La vocation d’une filière bio n’est pas de dégager des excédents pour l’exportation, mais d’être à l’équilibre Offre/Demande pour garantir des prix rémunérateurs pour les maillons de la filière en France. Mais depuis 2020, les exportations de céréales vers la Belgique, les Pays-Bas et l’Allemagne ont fortement augmenté pour atteindre les 122 000 t en 2023. Cela permet ainsi de dégager le marché intérieur et donc de contribuer à maintenir les prix. Mais cette aubaine ne semble plus possible. Les producteurs dans ces pays ont repris leur place de fournisseurs pour ces débouchés et la Bretagne n’est pas la mieux placée pour accéder à ces marchés éloignés quand le coût de l’énergie augmente.

Déconversions et signes de reprise du marché des céréales ?

On estime à 6 % le taux de déconversion en Bretagne pour les exploitations spécialisées en grandes cultures, soit par arrêt de l’activité, soit par passage en conventionnel. Ce chiffre est proche de ce qui est constaté dans les régions voisines Normandie et Pays de la Loire. Dans le Sud-Ouest, première région française de production de grandes cultures, la baisse de la production atteindrait les 30 %, non par déconversion mais par mise en herbe par exemple pour attendre de meilleures conditions de marché. Du côté de la consommation, des signes de reprise se font sentir, en Allemagne, en Suède et en France, sur le segment meunerie par exemple (+ 9 % ventes entre 2022 et 2023 en Biocoop). Les opérateurs espèrent avoir atteint le creux de la vague…

La récolte 2024 : un mal pour un bien ?

La récolte de céréales 2024 s’annonce en recul par rapport à 2023 à cause des conditions de semis particulièrement humides, tant en cultures d’hiver qu’en maïs actuellement. Les surfaces et les rendements risquent d’être affectés. Le besoin de déclasser les volumes bio actuellement en stock vers le conventionnel pour céder la place à la nouvelle récolte pourrait donc être réduit, ce qui permettrait de maintenir le maximum de volumes en bio et donc de préserver les prix. Les choix d’assolement auront été compliqués toute la campagne, avec les difficultés d’implantation des orges et des protéagineux de printemps, et le risque de report important vers le sarrasin en cas de semis impossible du maïs.


Contact :

Lionel Quéré, Conseiller en agronomie, 06 22 53 21 41, lionel.quere@remove-this.bretagne.chambagri.fr

]]>
Agriculture biologiqueAgriculteurGrande cultureBretagneConseillers
news-142761Thu, 13 Jun 2024 09:22:21 +0200Conservation du potimarron : récolter tôt pour un stockage de longue duréehttps://bretagne.chambres-agriculture.fr/mes-actus/toutes-les-actus-agricoles-bretonnes/detail-de-lactualite/actualites/conservation-du-potimarron-recolter-tot-pour-un-stockage-de-longue-duree/Les travaux conduits par la station expérimentale d’Auray ont démontré le grand impact que la date de récolte a sur la conservation du potimarron.De multiples facteurs peuvent améliorer la conservation des potimarrons, dont les impacts ont pu être évalués dans notre station expérimentale. La plus grande avancée dans cette voie est la date de récolte : contrairement à certaines pratiques parfois encore usuelles, et qui ont été préconisées par la passé, les travaux ont démontré l’intérêt de récoltes précoces.

Le levier variétal pour la conservation des potimarrons

La conservation des courges est un sujet travaillé par la station expérimentale d’Auray, spécialisée en maraîchage. Les différents essais menés depuis 2015 ont été financés par Interfel via le programme OPTI-POT entre 2018 et 2020, et par la Région Bretagne les autres années. Les travaux se sont d’abord concentrés sur les variétés, en évaluant leur productivité et leur tenue en conservation. La variété Orange Summer de Vitalis est ressortie nettement des autres variétés avec un bon comportement général : taux de levée, rendement, calibre, conservation. Elle s’avère aujourd’hui être la variété la plus répandue en production en Bretagne et ailleurs en métropole. Il s’agit également de la variété systématiquement utilisée dans les essais conservation ci-dessous.

Les conditions de stockage des potimarrons

Différentes stratégies de stockage ont également été évaluées : fruits étalés sur palette sous hangar, avec ou sans séchage préalable pendant 10 jours sous tunnel ou une thermothérapie à 30°C, ou en conditions contrôlées de températures et d’hygrométrie. Les stratégies avec séchage préalable n’ont pas apporté d’intérêt. En revanche, les conditions contrôlées à 14°C et 60-75 % d’hygrométrie est la stratégie la plus intéressante avec plus d’assurance de permettre un stockage long. Le stockage sous hangar peut certaines années donner des résultats intéressants, mais est plus aléatoire.

L’impact des dates de semis des potimarrons sur le rendement

Les courges ont besoin d’un sol suffisamment réchauffé pour pouvoir germer et se développer correctement, tout en devant être récoltées avant la dégradation des conditions météo à l’automne. En Bretagne, il s’avère que la fenêtre climatique pour leur implantation est restreinte sur quelques semaines entre mai et juin. La station d’Auray s’est attachée à vérifier quel était l’impact de la date de semis sur le rendement et la conservation, en comparant des semis de semaine 21 (autour du 20 mai) à la semaine 24 (mi-juin). Ce facteur a essentiellement un impact sur le rendement (baisse significative de la semaine 24 par rapport à la semaine 21, en kg ou en nombre de fruits/plante). La conservation n’est quant à elle pas significativement impactée par la date de semis.

Les dates de récolte et la qualité du stockage

Des publications scientifiques évoquant des sommes de températures associées à des stades de maturité des fruits ont initié la piste de travail « dates de récolte » sur la station d’Auray. Les essais ont comparé des stades de sous maturité (feuillage vert, fruits encore peu colorés) et « optimum » (feuillage à peine sénescent, fruits oranges), avec des stades « témoin » (pratique producteur : feuillage complètement sénescent) et sur-maturité (début automne). Les résultats sont impressionnants avec un net avantage pour les modalités sous maturité et optimum : sur l’hiver 2017-2018, les deux autres modalités ont perdu 50 % de leurs fruits fin janvier, alors que celles-ci à la même période en ont perdu moins de 10 %. Saison après saison, et dans d’autres stations, des résultats similaires se sont répétés (avec des performances variables selon les années climatiques), avec toujours l’avantage aux stades sous maturité et optimum. Les préconisations actuelles de récolte reposent donc un déclenchement de la récolte au stade optimum (la sous maturité ayant le défaut d’avoir des fruits manquant d’arômes) grâce à un suivi de température à partir de la floraison. Les adhérents aux conseils techniques de la Chambre d’agriculture de Bretagne reçoivent alors un SMS d’alerte pour les prévenir. En cas de surfaces importantes, étant donné que le chantier de récolte est nettement plus pénible à ce stade avec la présence des feuilles, il peut être judicieux de fonctionner par lots : récolté tôt, lot à conserver après Noël / récolté tard, lot à vendre durant l’automne.

Les travaux conduits par la station expérimentale d’Auray ont démontré le grand impact que la date de récolte a sur la conservation du potimarron.


Contacts :

Maët LE LAN - Responsable de la Station d'Auray - 02.97.46.30.80 - maet.lelan@remove-this.bretagne.chambagri.fr
Marine SALAÜN - Conseillère choux, courges, courgette, maraîchage - Référente bio cultures légumières - 06 85 93 13 23 - marine.salaun@remove-this.bretagne.chambagri.fr

 

]]>
Agriculture biologiqueAgriculteurLégumeBretagneConseillers
news-142769Thu, 13 Jun 2024 09:00:00 +0200Retour de l’influenza aviaire sur des oiseaux sauvages à Hillionhttps://bretagne.chambres-agriculture.fr/mes-actus/toutes-les-actus-agricoles-bretonnes/detail-de-lactualite/actualites/retour-de-linfluenza-aviaire-sur-des-oiseaux-sauvages-a-hillion/Trois cas d’influenza aviaire hautement pathogènes ont été détectés sur des goélands à Hillion (22). La prudence est de mise. Trois goélands retrouvés morts à Hillion (22) ont été testés positifs à l’influenza aviaire hautement pathogène (IAHP) entre le 7 et le 10 juin 2024. Ce sont les trois premiers cas en faune sauvage en France depuis la baisse du niveau de risque en mai.

Aucun zonage n’a été mis en place pour le moment, mais la vigilance reste de mise dans les élevages avec :

  • Le respect des mesures de biosécurité pour éviter les introductions en élevage,
  • La surveillance des mortalités.

Les élevages situés dans un périmètre de 5 kilomètres feront l’objet d’une inspection pour s’assurer de leur conformité vis-à-vis de la réglementation biosécurité.


Contact :
Elodie DEZAT
, Responsable de l'équipe avoicole
06 22 53 19 47 - elodie.dezat@remove-this.bretagne.chambagri.fr

]]>
VolailleBretagneConseillers
news-142032Thu, 13 Jun 2024 08:15:00 +0200Désherbage des maïshttps://bretagne.chambres-agriculture.fr/mes-actus/toutes-les-actus-agricoles-bretonnes/detail-de-lactualite/actualites/desherbage-des-mais-2/Point sur les stratégies mécaniques, chimiques et mixtes, alors que les maïs sont entre le semis et le stade 9 feuilles.Les semis de maïs ont démarré fin avril, ils ont bien avancé dans la semaine du 8 mai pour se terminer début juin. Les premières parcelles semées arrivent à 9 feuilles. Les semis 2024 se seront étalés sur une longue période…

 

Premier passage en mécanique

Pour désherber son maïs mécaniquement, il est recommandé de passer un outil en plein à l’aveugle, 3 à 5 jours après le semis. Intervenir alors avec une herse étrille, une roto-étrille, ou une houe rotative. Un 2ème passage est ensuite à faire dans les 10 jours. Le repère est le stade des adventices : avec ces outils, intervenir au plus tard au stade cotylédons + 1 feuille. Au-delà, les adventices seront probablement trop enracinées pour être arrachées.

Premier passage en chimique

Pour les maïs prévus d’être désherbés chimiquement au 1er passage, intervenir au stade 1-2 feuilles des adventices permettra de diminuer au maximum les doses de produits à action foliaire et d’assurer l’efficacité du désherbage, y compris sur flore complexe. Cela correspond à environ 15 jours après le semis. Un rattrapage sera sans doute nécessaire, il pourra être mécanique ou chimique. Consultez les fiches techniques pour évaluer la stratégie la plus adéquate à la situation.

Si le choix est fait de désherber avec des produits à action racinaire (S-métolachlore en dernière année, diméthénamid, pendiméthaline, …), éviter les parcelles proches des captages et des cours d’eau. En effet, l’utilisation de ce type de produit entraine l’application d’une quantité importante de matière active par hectare, et donc augmente le risque de retrouver les molécules herbicides dans l’eau. Réserver l’utilisation de ces produits aux parcelles avec forte pression de véroniques, ou avec présence de graminées estivales que sont les panics, les sétaires ou les digitaires (PSD) ou encore en présence de ray grass résistants. Intervenir jusqu’au stade 2-3 feuilles du maïs,sur adventice très jeune, et sous condition d’humidité des sols pour avoir l'efficacité souhaitée. A noter qu’il est possible de désherber une parcelle avec véronique et/ou PSD avec des produits à action foliaire, souvent en associant 3 substances actives.

Gérer le rattrapage si besoin

  • Les passages mécaniques en plein (herse étrille, roto-étrille) nécessitent généralement une nouvelle intervention environ 10 jours après. Etre particulièrement vigilant cette année, les conditions climatiques sont très favorables aux relevées.
  • Quand les maïs arrivent à 5-6 feuilles et au-delà, les rattrapages peuvent se faire à la bineuse, quelle que soit la technique de désherbage utilisée en premier lieu (mécanique ou chimique).
  • Après un désherbage chimique réalisé vers 4-5 feuilles, le binage de rattrapage pourra probablement attendre le stade 8-10 feuilles du maïs.
  • Pour un rattrapage chimique, on interviendra avec des produits à action (essentiellement) foliaire. ATTENTION, pas d’hormones entre 6 et 8 feuilles du maïs : ni dicamba, ni fluroxypyr. Et limiter leurs doses après le stade 8 feuilles du maïs. Pour rappel, compter toutes les feuilles visibles, y compris la première feuille au bout arrondi, ainsi que celle pointante dans le cornet.

 

Voir le détail de nos stratégies avec :


Contacts :

Côtes d'armor : Claire POYAC, 06 77 32 91 21
claire.poyac@remove-this.bretagne.chambagri.fr

Finistère : Anne Thérèse BILCOT, 06 79 24 48 93
anne-therese.bilcot@remove-this.bretagne.chambagri.fr

Morbihan : Philippe LANNUZEL, 06 32 81 92 63
philippe.lannuzel@remove-this.bretagne.chambagri.fr

Ille-et-Vilaine : Stéphanie MONTAGNE, 06 22 53 20 07
stephanie.montagne@remove-this.bretagne.chambagri.fr

]]>
Maïs-SorghoBretagneConseil cultures Bzh
news-142760Thu, 13 Jun 2024 08:10:00 +0200 Colza : limiter les pertes liées à l'égrenage à la récoltehttps://bretagne.chambres-agriculture.fr/mes-actus/toutes-les-actus-agricoles-bretonnes/detail-de-lactualite/actualites/colza-limiter-les-pertes-liees-a-legrenage-a-la-recolte-1/Pour une bonne conservation, le colza doit être récolté à un taux d'humidité d'environ 9 %.Les moissons se rapprochent. En colza, équiper la moissonneuse d'une extension de coupe permet de récupérer les grains qui tombent avant le convoyeur. Avec cet équipement, le gain de rendement peut atteindre jusqu'à 3 q/ha et le débit de chantier est amélioré de près de 30 % par rapport à une coupe classique, d'après les mesures réalisées par Terres Inovia.

Repères à vérifier pour la maturité des graines, en dehors des zones de bordure :

  • L'absence de siliques vertes en bas des plantes
  • La maturité des pailles (pas plus de 20 à 30 % de tiges vertes restantes)
  • Attention toutefois à ne pas trop retarder la moisson en cas de présence de maladie asséchant les siliques, comme le mycospharaella par exemple (risque d'égrenage).

Dans des situations à fort salissement et donc d'humidité élevée, ou avec de grandes différences d'homogénéité dans la maturité au sein de la parcelle, il est possible de réaliser une fauche-andainage. C'est à dire faucher la plante avant une maturité complète, laisser sécher puis récolter les andains 5 à 10 jours plus tard. Des équipements existent selon les secteurs. Attention, cette intervention a un coût et n'est donc rentable que dans les situations citées.

Après récolte, ne pas travailler le sol pour faciliter un maximum de repousses. Pour rappel, entre un colza et un blé à l'automne, la directive nitrate impose une couverture du sol : les repousses de colza doivent être maintenues minimum 1 mois. En août, évitez les destructions de repousses en même temps qu’une autre parcelle de colza à proximité en cours de levée, pour réduire les risques de transfert d’altises d’un champ à l’autre.


Contacts :

Côtes d'armor : Claire POYAC, 06 77 32 91 21
claire.poyac@remove-this.bretagne.chambagri.fr

Finistère : Anne Thérèse BILCOT, 06 79 24 48 93
anne-therese.bilcot@remove-this.bretagne.chambagri.fr

Morbihan : Philippe LANNUZEL, 06 32 81 92 63
philippe.lannuzel@remove-this.bretagne.chambagri.fr

Ille-et-Vilaine : Stéphanie MONTAGNE, 06 22 53 20 07
stephanie.montagne@remove-this.bretagne.chambagri.fr

]]>
ColzaBretagneConseil cultures Bzh
news-142758Thu, 13 Jun 2024 08:05:00 +0200Nettoyez les cellules de stockage des grainshttps://bretagne.chambres-agriculture.fr/mes-actus/toutes-les-actus-agricoles-bretonnes/detail-de-lactualite/actualites/nettoyez-les-cellules-de-stockage-des-grains/Dépoussiérez et enlevez les restes de grains, au moins 4 semaines avant tout nouveau stockage - délai d'incubation des insectes.Intervenir du haut vers le bas, ne pas oublier les gaines et la fosse de réception. Utiliser un masque avec filtre à poussière P3 et des lunettes de protection. En traitement préventif, il est possible d’appliquer des poudres inertes à base de terre de diatomée, de bicarbonate de soude ou de zéolithe, autorisées pour l’agriculture biologique. En cas d’application d’insecticide, ne pas oublier de se protéger : masque A2P3, combinaison et lunette de protection sont conseillés. Consultez la fiche préparation au stockage.

Les charançons, particulièrement nuisibles et pénalisants (contrat), multiplient par 25 leur population en 28 jours quand les conditions sont optimales.


Contacts :

Côtes d'armor : Claire POYAC, 06 77 32 91 21
claire.poyac@remove-this.bretagne.chambagri.fr

Finistère : Anne Thérèse BILCOT, 06 79 24 48 93
anne-therese.bilcot@remove-this.bretagne.chambagri.fr

Morbihan : Philippe LANNUZEL, 06 32 81 92 63
philippe.lannuzel@remove-this.bretagne.chambagri.fr

Ille-et-Vilaine : Stéphanie MONTAGNE, 06 22 53 20 07
stephanie.montagne@remove-this.bretagne.chambagri.fr

]]>
Céréale à pailleBretagneConseil cultures Bzh
news-142757Thu, 13 Jun 2024 08:00:00 +0200Nouvel appel à projet pour l'agroforesterie intraparcellairehttps://bretagne.chambres-agriculture.fr/mes-actus/toutes-les-actus-agricoles-bretonnes/detail-de-lactualite/actualites/nouvel-appel-a-projet-pour-lagroforesterie-intraparcellaire/Dates de dépôt de dossier de demande d'aides : 26 juin et 4 octobre 2024.Grâce au déploiement du Pacte en faveur des haies, et de la volonté de l’Etat d’investir dans le développement de l’agroforesterie, bénéficiez d’un accompagnement complet, avec l’aide de nos conseillers, pour concrétiser vos projets de plantation.

Les arbres agroforestiers constituent un levier vers une agriculture plus économe en intrants et mieux adaptée aux enjeux du futur, en fournissant de nombreux services agro-environnementaux (micro-climat, protection de l’eau, biodiversité, fertilité du sol, bien-être animal…). L’aide aux investissements agroforestiers concerne les agriculteurs bretons, pour des surfaces de 0,75 ha minimum et des plantations de 30 à 100 tiges/ha.

Contactez "votre conseiller Chambre d'agriculture pour vous accompagner" dans ce projet.

]]>
AgroforesterieBretagneConseil cultures Bzh
news-141913Thu, 13 Jun 2024 07:55:00 +0200Télécharger l'appli pour déclarer des dégâts de corvidés en maïshttps://bretagne.chambres-agriculture.fr/mes-actus/toutes-les-actus-agricoles-bretonnes/detail-de-lactualite/actualites/telecharger-lappli-pour-declarer-des-degats-de-corvides-en-mais/Pour conserver les moyens de lutte, c'est indispensable de déclarer les parcelles attaquées.L'application « Signalement de dégâts faune sauvage » téléchargeable sur votre téléphone portable permet de prendre une photo et de géolocaliser les dégâts. Un tuto vous présente son utilisation en video et vous pouvez la télécharger directement via Google Play ou Play Store ou App Store. Il est également possible de signaler les dégâts en ligne sans télécharger l'appli.

Ces signalements permettent de quantifier les préjudices subis par la profession agricole et sont indispensables pour demander des moyens d’action à l’Etat. Attention, pour les dégâts de sanglier, seuls dégâts indemnisables (avec cerfs et chevreuils), il faut appeler obligatoirement la Fédération départementale des Chasseurs.

Que faire en cas d’attaque de corvidés sur les semis ?

La mise en place de ces mesures ne permet pas toujours d’éviter les attaques, qui sont plus ou moins fortes selon le contexte de l’année. Pour les attaques de Corneilles, classées ESOD - Espèce susceptible d’occasionner des dégâts - si l’effarouchement ne fonctionne plus, vous pouvez faire appel aux chasseurs.

Pour les agriculteurs subissant des attaques de Choucas des tours, le Finistère, le Morbihan et les Côtes d’armor devraient disposer fin mai de dérogation à tir par des personnes agréées en nombre restreint. Ces tirs sont très encadrés car cette espèce est classée protégée au niveau national. Concernant le 35, les tirs ne sont pas autorisés, faute de signalements jusqu'à aujourd'hui.

Informations supplémentaires sur les corvidés

Pour plus de détails, consulter l'actualité corvidés sur notre site.


Contacts :

Côtes d'armor : Claire POYAC, 06 77 32 91 21
claire.poyac@remove-this.bretagne.chambagri.fr

Finistère : Anne Thérèse BILCOT, 06 79 24 48 93
anne-therese.bilcot@remove-this.bretagne.chambagri.fr

Morbihan : Philippe LANNUZEL, 06 32 81 92 63
philippe.lannuzel@remove-this.bretagne.chambagri.fr

Ille-et-Vilaine : Stéphanie MONTAGNE, 06 22 53 20 07
stephanie.montagne@remove-this.bretagne.chambagri.fr

]]>
Informatique et internetMaïs-SorghoBretagneConseil cultures Bzh
news-142303Thu, 13 Jun 2024 07:50:00 +0200Intervention fongicide tardive sur bléhttps://bretagne.chambres-agriculture.fr/mes-actus/toutes-les-actus-agricoles-bretonnes/detail-de-lactualite/actualites/intervention-fongicide-tardive-sur-ble/Avec les conditions météo humides cette année, est-il nécessaire de renouveler la protection fongicide des blés ? Plusieurs cas de figure se présentent.Depuis le début du printemps la pluie est régulière et les cumuls parfois importants. Ces conditions pluvieuses sont favorables au développement de la septoriose. Ralentie par des températures fraiches en avril, elle ne progresse fortement qu'après la mi-avril.

Les variétés sensibles  septoriose (Kws Ultim par exemple) ont dû être protégées avant le stade dernière feuille étalée, en général à 2-3 noeuds (T1). Un renouvellement de la protection a ensuite été fait à épiaison pour protéger la dernière feuille (T2). Les variétés tolérantes ont en général été protégées au stade dernière feuille étalée (T1). Si la dose appliquée est proche de 80% de la dose homologuée avec une spécialité efficace, alors il n'est pas nécéssaire de reintervenir.

Pour la fusariose, pour les parcelles à risque, le traitement est positionné tout début floraison (voir actualité du 16 mai) (T2 ou T3). Les parcelles protégées à ce stade ne nécessitent pas de ré-intervention plus tardive.

Dans quelles situations un renouvellement de la protection peut être utile ?

D'après les essais menés par Arvalis, il faut que 3 conditions soient réunies :

  • une fin de cycle longue sans déficit hydrique (pas d'échaudage provoquant une fin de cycle accélérée),
  • une pression maladies qui reste forte et des contaminations tardives,
  • une protection à dernière feuille étalée (ou pointante) faite à dose réduite et donc avec une persistance d'action plus courte.

Dans ce cas, une ré-intervention tardive, en limitant les frais (15 à 20 €/ha), peut s'avérer rentable. Ce traitement peut être valorisé jusqu'au stade grain laiteux maximum (fin épiaison + 400°C cumulés). Au-delà, il n'est plus utile d'intervenir.

Cette intervention permet de gérer un éventuel développement de rouille brune/rouille jaune ainsi que la septoriose en cas de contaminations tardives. Utiliser par exemple Prosaro 0.4 l/ha (prothioconazole + tébuconazole) ou Caramba Star 0.4l/ha (metconazole). A noter cette année quelques situations avec de l'oïdium qui monte sur l'une des 2 dernières feuilles à protéger (variété Chevignon). A ce stade, la maladie est difficile à contrôler. Meltop One 0.3 l/ha (fenpropidine) ou Flexity 0.25 l/ha (métrafénone) peuvent éventuellement encore être utilisés jusqu'à pleine floraison. Ces deux spécialités ont un délai avant récolte de 35 j. Penser à alterner les substances actives pour limiter l'apparition de résistances !


Contacts :

Côtes d'armor : Claire POYAC, 06 77 32 91 21
claire.poyac@remove-this.bretagne.chambagri.fr

Finistère : Anne Thérèse BILCOT, 06 79 24 48 93
anne-therese.bilcot@remove-this.bretagne.chambagri.fr

Morbihan : Philippe LANNUZEL, 06 32 81 92 63
philippe.lannuzel@remove-this.bretagne.chambagri.fr

Ille-et-Vilaine : Stéphanie MONTAGNE, 06 22 53 20 07
stephanie.montagne@remove-this.bretagne.chambagri.fr

]]>
Grande cultureBretagneConseil cultures Bzh
news-142030Thu, 13 Jun 2024 07:45:00 +0200Interdiction de broyage et de fauche des bandes enherbées, quelques précisionshttps://bretagne.chambres-agriculture.fr/mes-actus/toutes-les-actus-agricoles-bretonnes/detail-de-lactualite/actualites/interdiction-de-broyage-et-de-fauche-des-bandes-enherbees-quelques-precisions/Du 5 mai au 15 juin pour les 4 départements bretons, selon l'identification à la PAC.Le broyage et le fauchage de certaines surfaces sont interdits dans les 4 départements bretons sur une période de 40 jours consécutifs. L’objectif est de préserver la nidification de la faune sauvage.
  • En Ille-et-Vilaine et Côtes d'Armor, sont concernés par l'interdiction de broyage ou de fauche, les jachères et bandes tampons (BTA).
  • Dans le Finistère et le Morbihan, seules les jachères sont concernées par l'interdiction.

Dans les parcelles fauchées ou broyées pendant cette période de nidification, certaines pratiques peuvent être mises en œuvre pour épargner la faune :

  • Commencer le broyage ou le fauchage par le centre de la parcelle pour faire se lever le gibier;
  • Limiter la vitesse de travail pour permettre à la faune de s'enfuir à temps;
  • Etre plus attentif près des habitations qui sont des zones de prédilection pour la nidification.

Contacts :

Côtes d'armor : Claire POYAC, 06 77 32 91 21
claire.poyac@remove-this.bretagne.chambagri.fr

Finistère : Anne Thérèse BILCOT, 06 79 24 48 93
anne-therese.bilcot@remove-this.bretagne.chambagri.fr

Morbihan : Philippe LANNUZEL, 06 32 81 92 63
philippe.lannuzel@remove-this.bretagne.chambagri.fr

Ille-et-Vilaine : Stéphanie MONTAGNE, 06 22 53 20 07
stephanie.montagne@remove-this.bretagne.chambagri.fr

]]>
RéglementationBretagneConseil cultures Bzh
news-142104Thu, 13 Jun 2024 07:40:00 +0200 Prolongation de certaines dérogations au calendrier d'épandage avant maïshttps://bretagne.chambres-agriculture.fr/mes-actus/toutes-les-actus-agricoles-bretonnes/detail-de-lactualite/actualites/prolongation-de-certaines-derogations-au-calendrier-depandage-avant-mais/Pour les 4 départements bretons, prolongation des dates d'épandage des types 1 jusqu'au 31 mai et pour le Morbihan dérogation complémentaire en lisier les dimanches à venir.Par décision des Préfets des 4 départements bretons, les épandages de type 1 (fumiers de bovins...) sont autorisés jusqu'au 31 mai inclus avant semis de maïs, dans le respect de l'équilibre de fertilisation.

A noter également, pour le Morbihan uniquement, les épandages de lisier sont aussi autorisés les dimanches 26 mai, 2 et 9 juin, avec enfouissement direct ou dans les 2 heures suivant l'épandage et dans le respect des règles de l'équilibre de fertilisation azotée prévue par l'arrêté GREN.

Retrouvez les règles générales d' épandage en dehors de ces dérogations.


Contacts :

Côtes d'armor : Claire POYAC, 06 77 32 91 21
claire.poyac@remove-this.bretagne.chambagri.fr

Finistère : Anne Thérèse BILCOT, 06 79 24 48 93
anne-therese.bilcot@remove-this.bretagne.chambagri.fr

Morbihan : Philippe LANNUZEL, 06 32 81 92 63
philippe.lannuzel@remove-this.bretagne.chambagri.fr

Ille-et-Vilaine : Stéphanie MONTAGNE, 06 22 53 20 07
stephanie.montagne@remove-this.bretagne.chambagri.fr

]]>
Maïs-SorghoBretagneConseil cultures Bzh
news-142306Thu, 13 Jun 2024 07:35:00 +0200Identifiez le salissement dans vos céréales maintenanthttps://bretagne.chambres-agriculture.fr/mes-actus/toutes-les-actus-agricoles-bretonnes/detail-de-lactualite/actualites/identifiez-le-salissement-dans-vos-cereales-maintenant-1/Des mauvaises herbes qui fleurissent ou grainent au-dessus des céréales : les repérer parcelle par parcelle, pour adapter la stratégie désherbage dans la rotation.Aujourd'hui, la majorité des mauvaises herbes, non contrôlées dans la stratégie désherbage, est facilement reconnaissable car en fleur ou en graine. Parmi les dicotylédones, on remarque les matricaires, séneçons, coquelicots, fumeterres, lychnis blancs, chardons, rumex, liserons... et parmi les graminées : folles-avoines, ray-grass, vulpins, avoines à chapelet, chiendents. Il est souvent trop tard pour intervenir, le stade limite d'intervention de la plupart des spécialités étant dépassé. Les graines déjà formées sont viables. De plus, il est déconseillé d'appliquer un herbicide anti-graminées entre épiaison et fin floraison du blé pour ne pas pénaliser la formation des grains de blé.

En cas de très forte infestation de ray grass en céréale :

Il peut être nécessaire d'ensiler la partie de la parcelle envahie (notamment les bordures) afin d'éviter une montée à graine du ray grass et d'augmenter le stock semencier de la parcelle. Dans ce cas, réaliser cette intervention au stade grain laiteux-pateux de la céréale pour avoir une bonne valorisation en fourrage.

Les ayant repérés parcelles par parcelles, par ex. dans le registre phyto, vous identifierez plus facilement les stratégies qui n'ont pas fonctionné cette année, du fait des conditions d'application non adéquates (gels, amplitude thermique...), de phénomène de résistance ou de mauvaises herbes non levées lors du désherbage.

Plusieurs leviers possibles avant de penser à un problème de résistance : l’interculture est un des moments privilégiés, où une partie des problèmes peut se gérer de façon mécanique (faux semis) - hormis pour les vivaces, ou plutôt chimique pour les vivaces (chiendent, rumex, liseron).

Parmi les autres leviers à réfléchir pour plus tard : la rotation rallongée avec culture hiver/printemps en alternance, les couverts étouffants et denses, le labour ponctuel (1 an/4)...

Pour les solutions chimiques, une vigilance accrue doit être portée :

  • au choix du produit (spectre d'efficacité) et/ou associations ;
  • au positionnement de l’application (automne/printemps), par ex. désherbage d'automne pour les graminées ;
  • à la combinaison : dose et mode d’action du produit par rapport au stade des mauvaises herbes ;
  • à alterner les familles chimiques de produits, en particulier en cas de suspicion de résistances (matricaire, séneçon, coquelicot, RGA, vulpin).

En effet des résistances sont déjà avérées vis-à-vis de certaines familles de substances actives : sulfonylurées (mésosulfuron...et autres 'sulfuron), 'fop (clodinafop...), 'den (pinoxaden). Aussi à l'échelle de la rotation, certains contrôles sont plus faciles dans certaines cultures comme le RG dans le colza avec la propyzamide. Première étape, repérez les mauvaises herbes..., pour adapter la conduite ultérieure.


Contacts :

Côtes d'armor : Claire POYAC, 06 77 32 91 21
claire.poyac@remove-this.bretagne.chambagri.fr

Finistère : Anne Thérèse BILCOT, 06 79 24 48 93
anne-therese.bilcot@remove-this.bretagne.chambagri.fr

Morbihan : Philippe LANNUZEL, 06 32 81 92 63
philippe.lannuzel@remove-this.bretagne.chambagri.fr

Ille-et-Vilaine : Stéphanie MONTAGNE, 06 22 53 20 07
stephanie.montagne@remove-this.bretagne.chambagri.fr

]]>
Céréale à pailleBretagneConseil cultures Bzh
news-142311Thu, 13 Jun 2024 07:30:00 +0200Protection des protéagineuxhttps://bretagne.chambres-agriculture.fr/mes-actus/toutes-les-actus-agricoles-bretonnes/detail-de-lactualite/actualites/protection-des-proteagineux/Présence de botrytis et de mildiou sur féverole de printemps et d'hiver.On observe actuellement sur les feuilles la présence de botrytis et mildiou notamment. Faut-il intervenir et quand ?

Il n'existe aucun traitement homologué contre le mildiou de la féverole.

Sur féverole d'hiver

Si le botrytis progresse et remonte jusqu'aux premiers étages de feuilles (dernières sorties), un fongicide est à envisager. Opter par exemple pour Scala (pyriméthanil) à 1 l/ha, supérieur contre le botrytis, ou pour Amistar (azoxystrobine) à 0.6 l/ha. Ce dernier pourrait avoir une petite action contre le mildiou et est un très bon produit contre la rouille, maladie qui se développe en fin de cycle à la faveur des températures plus chaudes.

Si un premier fongicide a déjà été appliqué pour cause de développement précoce du botrytis, ne réaliser la 2nde intervention que 4 semaines plus tard et viser la rouille : avec Amistar donc ou une triazole comme Prosaro 0.5 l/ha (tébuconazole + prothioconazole).

Sur féverole de printemps

Suivre l'évolution du botrytis. S'il reste assez discret et cantonné aux feuilles basses, il y a possibilité d'attendre avant de déclencher la protection fongicide. Si le botrytis remonte pour atteindre les 1ers étages foliaires, intervenir fin mai début juin avec les mêmes produits que sur féverole d'hiver.

Attention, la féverole est une culture attractive pour les abeilles. Il est interdit de traiter en leur présence.

En leur absence, les traitements avec des produits autorisés ne sont possibles réglementairement que le soir, entre 2 heures avant et 3 heures après le coucher du soleil, quel que soit le produit utilisé (fongicide aussi).

Consulter notre fiche technique féverole


Contacts :

Côtes d'armor : Claire POYAC, 06 77 32 91 21
claire.poyac@remove-this.bretagne.chambagri.fr

Finistère : Anne Thérèse BILCOT, 06 79 24 48 93
anne-therese.bilcot@remove-this.bretagne.chambagri.fr

Morbihan : Philippe LANNUZEL, 06 32 81 92 63
philippe.lannuzel@remove-this.bretagne.chambagri.fr

Ille-et-Vilaine : Stéphanie MONTAGNE, 06 22 53 20 07
stephanie.montagne@remove-this.bretagne.chambagri.fr

]]>
OléoprotéagineuxBretagneConseil cultures Bzh
news-142634Mon, 10 Jun 2024 14:42:22 +0200Les Paysans de nature s’engagent pour la biodiversité https://bretagne.chambres-agriculture.fr/mes-actus/toutes-les-actus-agricoles-bretonnes/detail-de-lactualite/actualites/les-paysans-de-nature-sengagent-pour-la-biodiversite/Pascal Schmitz est agriculteur à Plerneuf (22). Sensible à la nature en général, il s’engage dans la démarche Paysans de nature pour faire rimer agriculture et biodiversité. Pascal fait partie d’un groupe cultures bio animé par la Chambre d’agriculture, et s’est engagé, il y a peu, dans une démarche Paysans de nature. Il nous explique : « Je me suis installé en 2020, sur le tard, en armoricaines et porcs blancs de l’Ouest. Quand j’ai récupéré la ferme, je rêvais d’en faire 80 ha de réserve naturelle. Une douce utopie, car il me fallait vivre de mon activité ! Aujourd’hui, j’ai 30 vaches et 8 truies. Je produis l’aliment du cheptel sur la ferme. Je vends toute la viande en direct, sous forme de colis et de produits transformés. »

Rencontre avec Paysans de nature

« J’ai longtemps été responsable qualité dans une grande entreprise. Les notions de bien-être du travailleur, d’environnement et de social me sont familières. Lors d’une soirée, j’ai entendu parler de l’association Paysans de nature. J’ai lu leur livre et je me suis dit que c’est ce que je voulais faire. Je veux nourrir les hommes tout en protégeant et améliorant la biodiversité sur ma ferme. Je les ai contacté, j’ai adhéré, signé la charte. J’ai choisi d’être accompagné par l’association Vivarmor, car c’était important pour moi d’avoir un regard naturaliste sur la ferme. »

Ramener la biodiversité, c’est préserver notre outil de production

« Pour moi « écolo » n’est pas un gros mot ! C’est plutôt synonyme d’une prise de conscience de l’urgence à agir. Quand on parle d’écologie, c’est en réalité de notre survie à tous dont il est question !

La nature ne se limite pas aux ressources à prélever, c’est notre ticket pour l’avenir. Et pour moi, qui fait pas mal de photos, c’est aussi une école de la beauté. Tout cela, nous devons le réapprendre collectivement. La recherche du seul profit, la course à la productivité sont pour moi des fuites en avant. Aujourd’hui, on ne peut plus séparer santé de l’environnement et santé des hommes. Déjà sur mon territoire, la communauté de communes peine à fournir de l’eau potable à ses habitants, c’est dramatique!

En tant qu’agriculteur, gestionnaire de grands espaces, notre impact sur la nature est important, notre responsabilité aussi. Enormément d’espèces ont disparu avec la simplification des paysages et des systèmes agricoles, et si nous continuons sur cette voie, il ne restera bientôt plus dans les campagnes que les rats, les souris et les corbeaux. Ramener de la biodiversité dans et autour de nos fermes, c’est préserver notre outil de production ! Les ronciers par exemple sont souvent mal perçus. Pourtant ils protègent jusqu’à 350 espèces, dont le chêne. Alors je les tolère d’avantage en bord des champs. C’est une affaire de compromis entre biodiversité et production. »

Une politique des petits pas

« Je ne suis pas un militant. Il me semble que ce n’est pas en forçant la nature des gens qu’on les change. Il faut que tout le monde y trouve son compte. Moi par exemple, j’étais plutôt anti-chasse sur le principe. Mais je voulais connaître les gens autour de moi, avoir de bonnes relations de voisinage, savoir comment ça se passait, comprendre. Alors, je les ai accompagnés, j’ai passé mon permis de chasse. J’ai été très bien accueilli par le groupe. Au bout d’un an, je leur ai demandé - timidement - s’ils acceptaient de ne plus chasser le renard autour de ma ferme parce qu’il est très utile pour réguler les campagnols. Et ils ont tout de suite accepté. »

Des dialogues pour la nature

« L’association Vivarmor est venue visiter la ferme, qui était déjà en bio il y a 10 ans. Elle y a trouvé des espaces intéressants de biodiversité, des prairies humides à orchidées, des papillons, des sauterelles, 7 espèces de chauve-souris. Elle a organisé sur la ferme des « dialogues pour la nature », qui réunit des paysans et des citoyens. À ces occasions, nous réfléchissons ensemble à ce qui pourrait être fait, planter des haies, creuser une mare, rouvrir une friche, et nous tirons le bilan des réalisations. En parallèle, elle propose des « universités de la nature » pour former les gens. Il y a eu ainsi 2 jours sur les orthoptères et les vers de terre, et une journée de plantation d’arbres en intra-parcellaire, pour fournir des abris et un complément alimentaire aux cochons, retenir l’eau dans le sol. Les lignes d’arbres plantées sont suffisamment éloignées entre elles (30 m) pour permettre la mise en culture si je le souhaite. Pour ces plantations, j’ai renoncé à demander des aides de type Breizh bocage. Ca m’a paru trop compliqué, trop administratif. J’ai préféré payer mes arbres et planter avec des bénévoles. Ce jour-là, nous étions 24. J’avais préparé les billons en avance, et en 2 h quelques 800 arbres étaient plantés !

Les éclaireurs de St Brieuc et Rennes sont également venus l’été dernier pour créer des sentiers nature autour de la ferme, défricher des zones intéressantes et créer des nichoirs à oiseaux et à micromammifères.

Au final, j’essaie de cultiver la biodiversité à tous niveaux : dans le choix des races avec lesquelles je travaille, dans la gestion des parcelles et des bords de champs.
Cela fait un an que je me suis lancé dans l’aventure. J’essaye d’être cohérent dans mes pratiques et tout cela donne du sens à mon travail, de la fierté, de l’énergie. »

Paysans de nature, c’est quoi ?

L’association Paysans de nature est née en Pays de la Loire, de l’expérience d’agricultrices et agriculteurs qui considèrent que les fermes peuvent être gérées avec l’ambition écologique d’un espace naturel, tout en produisant une nourriture saine et de qualité, et en leur assurant un revenu.

Créée en 2021, cette association nationale rassemble des agricultrices et agriculteurs mais aussi des organismes environnementaux, des structures agricoles, des enseignants, des chercheurs et d’autres citoyennes et citoyens.

Elle a pour but de créer des espaces de dialogue entre ces acteurs, à l’échelle de petits territoires, pour favoriser :

  • la biodiversité dans les fermes du réseau, tant au niveau de la gestion des infrastructures agro-écologiques que des itinéraires de cultures
  • l’ouverture des fermes à tous les publics : porteurs de projet, étudiants, grand public, naturalistes…
  • l’installation d’agriculteurs-trices pour lesquelles la biodiversité est un sujet central dans la gestion de la ferme, en dialoguant avec des cédants, en accueillant les porteurs de projet, en mobilisant de la finance solidaire et des naturalistes...

Concrètement, les organismes environnementaux ou agricoles et les paysannes et paysans qui souhaitent s’engager dans la démarche signent des conventions avec l’association nationale. Les fermes engagées sont ensuite accompagnées par les structures animatrices du réseau Paysans de nature de leur territoire. C’est le cas en Bretagne, où une quinzaine d’associations de protection de la nature et organismes agricoles se sont engagés pour porter collectivement le projet, avec le soutien du programme France Nation Verte en 2024, dans une dizaine de territoires pour l’instant.

Pour plus d’informations, contacter le collectif breton : bretagne@paysansdenature.fr


Contact :

Sarah BASCOU, Conseillère en agriculture biologique, 06 73 36 93 88, sarah.bascou@remove-this.bretagne.chambagri.fr


Pour aller plus loin sur le thème de la biodiversité, consultez nos précédents numéros à la rubrique biodiversité

Guide pour des végétaux propices aux auxiliaires de culture

 

]]>
Agriculture biologiqueAgriculteurBiodiversitéAgroforesterieBretagneTémoignage
news-142622Mon, 10 Jun 2024 13:20:51 +0200Choisir ses couverts d’interculture : anticipez !https://bretagne.chambres-agriculture.fr/mes-actus/toutes-les-actus-agricoles-bretonnes/detail-de-lactualite/actualites/choisir-ses-couverts-dinterculture-anticipez/Les couverts d’interculture sont une culture à part entière. Il n’y a pas un couvert végétaux passe partout mais celui qui correspond à vos attentes, à vos contraintes. Pour choisir ses couverts, de nombreux paramètres sont à considérer : successions culturales, matériel disponible, coût des semences, les semences disponibles sur la ferme, la réglementation. Avant de se lancer directement dans le choix des espèces, il est conseillé de se poser les bonnes questions, de hiérarchiser ses objectifs.

Quels sont mes objectifs, mes contraintes à prendre en compte ?

1- Identifier les contraintes de la parcelle

  1.  Rotation ou succession culturales : on évitera de semer des moutardes, nyger, tournesol vecteurs de sclérotinia dans des rotations avec colza, légumes.
  2.  Durée de l’interculture : pour des couverts courts, éviter les espèces qui démarrent lentement, pour des couverts longs, viser des espèces qui ne grainent pas trop vite. En Bretagne, on peut avoir des soucis de moutarde blanche ou de sarrasin qui arrivent à graine pour des semis très précoces après orge, par exemple.
  3. Réglementation : respecter la réglementation en vigueur (Directive Nitrates) et le cahier des charges bio. La phacélie, l’avoine, par exemple, ne sont plus soumises à dérogation. Voir la liste des statuts à jour sur le site de SEMAE

2 - Définir un ou deux objectifs que vous attendez du couvert, parmi ces possibilités :

  1. fourniture d’azote pour la culture suivante
  2. production de fourrage ou CIVE
  3. protéger mon sol, maintenir la structure du sol
  4. couvrir mon sol le plus longtemps possible
  5. piéger les nitrates

3 - Vos contraintes pratiques et économiques ?

  1. Matériel disponible pour le semis et la destruction
  2. Coût des semences, utiliser de la semence de ferme : en bio on peut aller de 20 € à plus de 100 €/ha
  3. Date de semis possible : on vise le plus tôt possible après moisson pour profiter de l’humidité résiduelle.

Quelles espèces choisir pour les couverts, pour quel objectif ?

Après avoir mis à plat ses contraintes et objectifs, on se penche sur les espèces possibles à choisir.

Graminées : elles supportent un semis plus tardif, ont un fort potentiel de biomasse et de maintien de la structure avec un système fasciculé. Attention au niveau sanitaire avec des retours trop fréquents de céréales, à la gestion des repousses et la destruction. A associer avec une légumineuse pour compenser le C/N.

Légumineuses : elles peuvent capter l’azote atmosphérique pour le restituer si leurs nodosités ont le temps de se mettre en place. Attention, en bio, on déconseille la vesce velue (dormance des graines qui peuvent relever dans les cultures suivantes). Souvent, sauf à mettre un couvert dérobée, on proscrit les vesces en bio par précaution. Il y a une forte variabilité au sein des légumineuses : système racinaire, taille de la graine, date de semis optimale, tolérance à l’ombre… et elles sont assez chères. Il faut choisir la légumineuse adaptée à votre objectif ou à vos contraintes : la féverole se sème plus tard, les trèfles peuvent être semés trop creux ou étouffés et souvent ne démarrent bien qu’au printemps. On constate aussi parfois, à mettre trop de trèfles dans les rotations, une « fatigue » des légumineuses (aphanomycès, pythium).

Crucifères : facile à implanter, le développement est rapide, bon effet sur la structure du sol et souvent bonne couverture mais montée à graine possible et C/N parfois élevé si lignification de fin de cycle (moutarde blanche).

Autres familles : sarrasin, tournesol, nyger, phacélie, lin… qui peuvent compléter les autres familles selon leurs caractéristiques. La phacélie semée assez tôt peut donner un très bon couvert en solo. Elle est gélive à des températures inférieures à -5°C mais reste plaquée au sol après gel ce qui permet de continuer à protéger le sol de l’érosion.

Des mélanges ou des couverts d’interculture solo ?

Il est souvent conseillé de faire des mélanges pour profiter des avantages de chaque espèce. Par exemple, on peut associer 4 familles : une graminée pour la biomasse avec une légumineuse pour l’apport d’azote et l’équilibre C/N avec une crucifère pour la rapidité d’implantation et de couverture, et une autre espèce du type phacélie. On combine aussi les architectures aériennes pour éventuellement optimiser la production de biomasse et la couverture du sol ainsi que l’architecture racinaire en diversifiant les systèmes avec des plantes à pivot, des systèmes fasciculés, des enracinements profonds, d’autres superficiels.

En général, on conseille pour un mélange à quatre, de mettre 25 % de la dose pleine conseillée de chaque espèce. Mais chacun peut moduler selon ses priorités.
On peut viser des mélanges complexes à 10 espèces pour limiter les risques : sur 10 semées, il y en aura bien au moins 5 qui vont lever et bien se développer. Mais parfois associer trop d’espèces ensemble, peut amener à de la compétition entre elles : pour l’ombre, pour les éléments nutritifs… De plus, en général, la taille des graines n’est pas la même et, sauf à disposer d’un semoir double trémie, on positionnera certaines graines trop profond, ou pas assez. Et compte tenu du coût des semences, et de la multiplicité des espèces, on est amené à semer une dose faible, et du coup parfois insuffisante, pour une même espèce.
Il y a à ce sujet débat entre spécialistes… donc là encore pas de recette toute faite.

Des résultats sur des essais de couverts d’interculture au sein du GIEE Maxi Veg Bio

Au sein du GIEE Maxi Veg Bio, une plateforme a été mise en place sur Pontivy avec plusieurs mélanges à des densités différentes sur une même base d’espèces (phacélie, moutarde et un reste de radis) que l’agriculteur possédait. Nous avons ajouté des trèfles pour l’aspect fourniture d’azote avant maïs et du seigle, pour un coût de 60-70 €/ha en semences. Objectif : couvrir le sol le plus longtemps possible sans pénaliser la culture suivante, libérer l’azote au bon moment.

Semis mi-septembre

1

moutarde 4 kg, phacélie 2.5 kg, trèfle incarnat 2.5 kg, Micheli 2 kg, radis 1 kg

2

moutarde 3 kg, phacélie 2 kg, trèfle incarnat 2 kg, Micheli 2 kg, radis 1 kg, seigle fourrager 10 kg

3

moutarde 3 kg, phacélie 2.5 kg, trèfle incarnat 2.5 kg, radis 1 kg, seigle fourrager 10 kg

4

moutarde 5.5 kg, phacélie 2.5 kg, trèfle incarnat 2.5 kg, radis 1 kg

Semis + 7 j

4bis

moutarde 5.5 kg, phacélie 2.5 kg, trèfle incarnat 2.5 kg, radis 1 kg

5

moutarde 5.5 kg, phacélie 2.5 kg, trèfle Micheli 2.5kg, radis 1 kg

Les enseignements tirés d’essais en interculture :

  • On voit peu de différences de biomasse entre modalités de couverts sur la mesure de janvier (avant le gel) : 3 à 3.5 t MS/ha estimation méthode MERCI.
  • Le broyage réalisé (mi-décembre) en travers des modalités a permis de relancer la pousse de certaines espèces comme la phacélie par exemple mais a été un peu tardif.
  • Un rouleau a été passé début janvier sur gel, ce qui a très bien fonctionné mais pas de redémarrage du couvert derrière.
  • Les modalités semées mi-septembre ont beaucoup plus gelé malgré seulement une semaine d’écart au semis. Mais le couvert est reparti derrière (cf. photo du groupe mi-mars).
  • Les trèfles (Micheli, incarnat) se sont exprimés en mars et avril. Ils étaient plus développés sur les modalités semées une semaine plus tard (qui avaient moins de biomasse en janvier).
  • La couverture du sol a été longue, jusqu’à la destruction finale fin avril.
  • Le couvert a fonctionné comme un couvert relais avec les trèfles qui ont pris la suite, le trèfle de Micheli était un peu plus haut que le trèfle incarnat le 11 avril, alors que mi-mars aucune différence visible.
  • Le seigle n’a pas été semé assez dense : la méthode 6 espèces donc diviser la dose souhaitée par 6 (soit 10 kg à semer) n’est pas judicieuse pour viser un couvert relais, et le seigle a sûrement été mangé par les limaces.

A gauche modalité 4bis, à droite modalité 4 : effet du gel

D’autres tests ont été réalisés au sein du GIEE avec :

- solo contre multi espèces : le couvert de phacélie a été plus performant que le mélange à 8 espèces (le nyger qui représentait 30 % de la dose de semis en nombre de gr/m² représentait 70 % du poids de biomasse mi-novembre pour un semis mi-août, le mélange était moins couvrant que la phacélie, et du sclérotinia a été observé sur le nyger)

- doubles couverts :

  • un couvert d’avoine féverole semé fin novembre, dans du trèfle blanc, qui a mal levé (fatigue des légumineuses ? préparation du semis insuffisante avec destruction délicate du trèfle blanc)
  • une avoine féverole semée après couvert court (phacélie, sarrasin, moutarde) qui s’est bien développée.

Couverts relais ou double couvert ?

Ces observations et réflexions entraînent de nouvelles questions et pistes pour la prochaine plateforme de couverts (pas d’exportation ni en CIVE ni pour l’élevage dans ce système) :

  • tester des mélanges complexes comparés à des mélanges simples ou à une espèce solo
  • tester des doubles couverts : couvert estival puis destruction par gel, broyage avant semis du couvert hivernal. Bemol : 2 semis ce qui augmente les charges, à voir selon les gains ensuite
  • tester des couverts relais : semer en une fois le couvert estival et le futur couvert hivernal, broyer assez tôt le couvert estival pour laisser de la lumière au couvert d’hiver, doser plus les espèces du couvert hivernal.

Contact :

Clarisse BOISSELIER, Conseiller agronomie et cultures bio - 06 30 98 19 24 - clarisse.boisselier@remove-this.bretagne.chambagri.fr


A voir également :

Fiche technique couverts végétaux du guide GC bio APCA p 43

Webinaires adoptae chambres d’agriculture

 

 

]]>
Agriculture biologiqueGrande cultureBretagneAgrithèque ConseillersAgrithèque Agriculteurs
news-142453Tue, 04 Jun 2024 08:00:00 +0200AAP FranceAgrimer pour des matériels concourant à la réduction de l’utilisation des produits phytopharmaceutiqueshttps://bretagne.chambres-agriculture.fr/mes-actus/toutes-les-actus-agricoles-bretonnes/detail-de-lactualite/actualites/aap-franceagrimer-pour-des-materiels-concourant-a-la-reduction-de-lutilisation-des-produits-phytoph/Le site est ouvert, ne tardez pas à faire la demande si certains investissements vous intéressent.Dans le cadre de la Planification écologique, ce dispositif d'aide vise le soutien à l'achat de matériel permettant de réduire voire de substituer ou améliorer l'utilisation de produits phytopharmaceutiques dans les exploitations agricoles. Cet AAP concerne toutes les filières, il est doté d'une enveloppe de 47 M €.

Ouvert à partir du 3 juin, il se poursuivra jusqu'au 31 décembre 2024, tant que l'enveloppe budgétaire sera fournie.

Quelques modalités de ce "guichet phytos" à prendre en considération :

  • Règle du "premier arrivé, premier servi";
  • Possibilité de ne faire qu’UNE SEULE demande MAIS celle-ci peut comporter plusieurs matériels;
  • Dépôt par télédéclaration directement sur la page dédiée du site FranceAgrimer;
  • Plancher de dépenses éligibles : 2 000 € HT;
  • Plafond de dépenses éligibles : 300 000 € HT (600 000 € pour les CUMA);
  • Des taux variables de subvention selon le type de matériel : 20% (rouleaux Faca, ventilateur stockage grains...) / 30% (système "performance pulvé") / 40 %(bineuse,..., faucheuse sous clôture, guidage GPS/RTK, récupérateur menues-paille...);
  • Majoration de 10 % pour : JA/NI, CUMA, membre d'une OP ou coop, producteur en AB ou HVE;

Pour une première approche (conditions, montants, procédures, liste investissements éligibles), consultez "l'appel à projet France Agrimer_Guichet phytos". Pour faire votre demande, allez "directement sur le site FranceAgrimer".


Contacts :

Côtes d'armor : Claire POYAC, 06 77 32 91 21
claire.poyac@remove-this.bretagne.chambagri.fr

Finistère : Anne Thérèse BILCOT, 06 79 24 48 93
anne-therese.bilcot@remove-this.bretagne.chambagri.fr

Morbihan : Philippe LANNUZEL, 06 32 81 92 63
philippe.lannuzel@remove-this.bretagne.chambagri.fr

Ille-et-Vilaine : Stéphanie MONTAGNE, 06 22 53 20 07
stephanie.montagne@remove-this.bretagne.chambagri.fr

]]>
EnvironnementBretagneConseil cultures Bzh
news-142415Mon, 03 Jun 2024 15:40:38 +0200Ouverture du Concours Général Agricole des pratiques agro-écologiques - Agroforesterie https://bretagne.chambres-agriculture.fr/mes-actus/toutes-les-actus-agricoles-bretonnes/detail-de-lactualite/actualites/ouverture-du-concours-general-agricole-des-pratiques-agro-ecologiques-agroforesterie/Les agriculteurs situé sur le territoire du Grand Bassin de l’Oust peuvent s’inscrire au Concours Général Agricole «Agroforesterie» catégorie «implantation»Les pratiques agroforestières ont intégré le Concours Général agricole en 2019 en tant que nouvelle catégorie du Concours des Pratiques Agro-écologiques. Le Syndicat Mixte du Grand Bassin de l’Oust et la Chambre Régionale d’Agriculture de Bretagne se sont associés pour organiser cette année une section locale du Concours Général Agricole Catégorie Agroforesterie.

Valoriser l’intégration des arbres au concours général agricole

Le concours est ouvert sur tout le territoire du Grand Bassin de l’Oust. Les agriculteurs du territoire ayant une démarche agroforestière peuvent remplir un dossier de candidature avant le 30 juin 2024 en prenant contact avec les organisateurs du concours.

Ce concours valorise toutes les démarches qui visent à intégrer l’arbre avec les autres productions agricoles : haies bocagères, pré-verger, alignements d’arbres intra-parcellaires, ripisylves…

La catégorie implantation au concours générale agricole

Une catégorie « implantation » est ouverte sur le territoire du Grand Bassin de l’Oust pour des parcelles intégrant des infrastructures arborées : parcelle d’agroforesterie ou ensemble de parcelles comportant des haies âgées de 4 ans minimum et ayant été mises en place par l'agriculteur candidat. C’est la conception du système, son implantation et les pratiques de gestion du système agroforestier qui seront évaluées.

Un jury visitera la parcelle et évaluera la démarche et le projet de l’agriculteur dans toutes ses dimensions : agronomiques, zootechniques, intégration dans le système de production, environnementales, sociétales, paysagères, …

Le candidat lauréat de ce concours local sera directement sélectionné pour la phase finale du concours national, avec remise des premiers prix au Salon de l’Agriculture 2025.


Vous souhaitez être accompagné pour monter votre projet agroforestier ?

Prenez contact avec nos conseillers référents :

Samuel LE PORT, 02 97 46 32 16 ou 06 08 41 56 77

samuel.leport@remove-this.bretagne.chambagri.fr

Syndicat Mixte du Grand Bassin de l’Oust - Laurent GRENEUX, 02 97 73 36 49 ou 06 26 55 04 70

laurent.greneux@remove-this.grandbassindeloust.fr

]]>
AgriculteurAgroforesterieBretagne
news-142279Wed, 29 May 2024 13:55:46 +0200Exposition photo : « Nouveaux regards sur le handicap en agriculture »https://bretagne.chambres-agriculture.fr/mes-actus/toutes-les-actus-agricoles-bretonnes/detail-de-lactualite/actualites/exposition-photo-nouveaux-regards-sur-le-handicap-en-agriculture/Découvrez 9 portraits inspirants de femmes et d’hommes en situation de handicap ayant fait le choix de l’agriculture dans notre expo photo itinérante.Dans le cadre du projet « Handi-CAP vers l’agriculture ! », une exposition photographique itinérante de 9 portraits de femmes et d’hommes en situation de handicap sera inaugurée le 3 juillet 2024 au Centre de Réadaptation du Patis Fraux à Vern-sur-Seiche en Ille-et-Vilaine. Cette exposition intitulée « Nouveaux regards sur le handicap en agriculture » est itinérante et est à disposition gratuitement pour être valorisée sur l’ensemble du territoire breton.

Changer le regard sur le handicap

Qu’ils soient chefs d’exploitation ou salariés en agriculture, ces 9 femmes et hommes photographiés en situation de travail, nous délivrent un précieux message : travailler en agriculture c’est possible ! Avec persévérance et beaucoup de courage, chacun à sa manière a su surmonter sa différence pour en faire une force. Le soutien des proches, les accompagnements spécifiques, les adaptations et aménagements de postes permettent à chacun, chacune, de s’épanouir dans son métier en agriculture. 

L’artiste photographe Karine Nicolleau de l’association « Yadlavie » a immortalisé dans ces portraits des tranches de vie au travail qui changent le regard sur le handicap et sur l’agriculture. Pour être accessible à tous, chaque portrait est accompagné du témoignage écrit en Facile à Lire et à Comprendre (FALC).

Vernissage de l’expo dans un Centre de Réadaptation

Cette exposition itinérante sera présentée pour la première fois le 3 juillet prochain au Centre du Patis Fraux au cœur même des ateliers de mise en situation professionnelle. Dans ces ateliers, la reproduction de différents univers professionnels permet ainsi aux personnes en situation de handicap d’évaluer des idées de métiers qui peuvent être envisagées en reproduisant des gestes techniques au plus près de la réalité en entreprise. Ce choix de lieu pour le vernissage de l’exposition photo vise à montrer que l'agriculture peut être aussi une voie d'insertion, de reconversion et de réadaptation pour les personnes en situation de handicap. L’agriculture recrute et a des opportunités à offrir.

Une exposition photo itinérante en Bretagne

Cette exposition photo est réalisée dans le cadre du projet « Handi-CAP vers l’agriculture ! » qui fédère plus de 23 partenaires du handicap, de l’emploi et de l’agriculture pour agir en faveur de l’inclusion. Pour sensibiliser au maximum sur ce sujet, cette exposition photo se veut donc facile d’installation et itinérante. Elle est mise à diposition gratuitement des collectivités, organismes et entreprises sur simple réservation auprès de la Chambre d’agriculture : Elodie ROBERT au 06 87 60 54 08 ou par mail :  elodie.robert@remove-this.bretagne.chambagri.fr.

Au-delà de l’expo photo, un recueil de témoignages de salariés et de chefs d’exploitation en situation de handicap, des podcasts et des fiches pratiques ont été réalisés dans le cadre de ce projet et sont à retrouver sur notre page web dédiée « Handicap en agriculture ». Un évènement régional sera également organisé avec des témoignages et des interventions d’experts le 12 septembre 2024 à Moustoir’Ac dans le Morbihan.


Contact :

Nabila GAIN-NACHI - Chargée de mission Egalité-Parité - 06 79 08 72 93 - nabila.gain@remove-this.bretagne.chambagri.fr

]]>
BretagneRechercheConseillersTémoignageAgriculteurSanté-sécurité
news-142184Tue, 28 May 2024 09:13:29 +0200Nouvelle aide pour l’agroforesterie intraparcellaire en Bretagne https://bretagne.chambres-agriculture.fr/mes-actus/toutes-les-actus-agricoles-bretonnes/detail-de-lactualite/actualites/nouvelle-aide-pour-lagroforesterie-intraparcellaire-en-bretagne/Dans le cadre du Pacte en faveur des haies, les agriculteurs bretons peuvent recevoir une aide pour planter des alignements d’arbres intraparcellaires.Vous souhaitez arborer vos parcelles de cultures ou d’élevage. Les projets de plantation d’alignements d’arbres intraparcellaires sont aujourd’hui subventionnés dans toute la région Bretagne. Grâce au déploiement du Pacte en faveur des haies, et de la volonté de l’Etat d’investir dans le développement de l’agroforesterie, bénéficiez d’un accompagnement complet, avec l’aide de nos conseillers, pour concrétiser vos projets.

Un nouvel appel à projet en faveur de l’agroforesterie intraparcellaire

Les systèmes d’agroforesterie intraparcellaire vous intéressent et vous envisagez d’aménager certaines de vos parcelles. Vous pouvez aujourd’hui concrétiser ces projets en bénéficiant du soutien à la plantation, porté par l’Etat dans le cadre du Pacte en faveur des haies.
Les éléments arborés, telles que les haies ou les alignements d’arbres, amènent de nombreux bénéfices et sont de véritables leviers pour la transition agroécologique de nos systèmes agricoles. En effet, les arbres contribuent à :

  • La préservation de la qualité de nos ressources en eau et en sol ;
  • Le maintien de la biodiversité et de ses services (régulation des ravageurs, pollinisation) ;
  • La lutte contre le changement climatique, notamment par la création de micro-climats et la séquestration du carbone.
  • Leur intégration et leur valorisation dans nos systèmes agricoles deviennent plus que nécessaires.

C’est pourquoi l’Etat poursuit sa dynamique d’aide à l’investissement pour les projets de plantations de haies mais aussi d’alignements d’arbres intraparcellaires. Ce nouvel appel à projet s’inscrit ainsi dans la continuité du Plan de Relance « Plantons des haies » et dans le déploiement en Bretagne du Pacte en faveur des haies.

Un soutien régional, pour quels types de projets d’agroforesterie ?

L’appel à projet, déployé dans le cadre du Pacte, vise au soutien des projets de plantations d’alignements d’arbres portés par les agriculteurs sur leur parcellaire agricole. Les aménagements agroforestiers éligibles doivent répondre aux caractéristiques suivantes :

  • surface d’au minimum 0,75 ha
  • plantation de 30 à 100 tiges/ha
  • Composées d’au minimum 50% d’arbres de haut-jets, dont les essences ont été sélectionnées à partir de la liste ci-dessous.
  • Une certaine mixité des essences est attendue dans la constitution des linéaires

 

Liste des essences éligibles pour le choix des arbres de haut-jets des projets agroforestiers en Bretagne

 
  • Alisier torminal
  • Aulne glutineux
  • Bouleaux : bouleau pubescent ; bouleau verruqueux
  • Charme
  • Châtaignier
  • Chênes : chêne chevelu ; chêne pédonculé ; chêne pubescent ; chêne rouge, chêne sessile, chêne tauzin, chêne vert
  • Cormier
  • Erable champêtre
  • Frêne
  • Hêtre
  • Merisier
  • Noyer commun
  • Orme de Lutèce
  • Poirier sauvage
  • Pommier sauvage
  • Saules : saule blanc ; saule marsault
  • Sorbier des oiseleurs
  • Tilleul à petites feuilles
 

Quel accompagnement dans le cadre de cet appel à projet ?

En tant qu’agriculteurs, vous pouvez bénéficier d’un soutien et d’un accompagnement complet grâce aux deux volets du programme de financement régional concernant l’aide à la plantation :

  • Volet accompagnement : il finance le conseil apporté par des structures d’accompagnement technique, telles que la Chambre d’Agriculture, qui vous aident :
    • pour l’élaboration de votre projet (choix des aménagements et des essences, diagnostic technique)
    • pour le montage et le dépôt de votre dossier
    • pour l’accompagnement technique des plantations
    • pour  l’accompagnement technique des travaux d’entretien.
  • Volet investissement : il permet de subventionner les frais engagés dans les travaux liés à la plantation :
    • Travaux préparatoires au chantier de plantation (préparation du sol, piquetage,..)
    • Achats et travaux liés à la plantation (plants, protection, mise en place,…)
    • Travaux d’entretien sur les jeunes arbres implantés (taille de formation, regarnissage).

 

En grande culture, bénéficiez d’un taux d’aide allant jusqu’à 23,25€ HT/arbre.


En parcelle d’élevage, le taux d’aide peut atteindre les 38,78€ HT/arbre, pour vous aider dans l’achat et la pose de protections contre le bétail.

Pour plus d’informations sur ce dispositif régional, n’hésitez pas à contacter la Chambre d’Agriculture.

Nos conseillers pourront vous conseiller dans la réalisation de vos projets agroforestiers et vous aider à répondre au volet investissement de l’appel à projet pour bénéficier des aides à la plantation.


Dates limites de dépôt des demandes d’aide : 28 juin 2024 et 4 octobre 2024

Pour en savoir + :

Vous pouvez consulte le site de la DRAAF Bretagne - Accompagner les agriculteurs dans la plantation d’alignements d’arbres intraparcellaires

Retrouvez ici nos recommandations sur la plantation de haies

Bénéficiez de conseils en agroforesteries : projet de plantation & plan de gestion du bocage


Vous souhaitez être accompagné pour monter votre projet agroforestier ?

Prenez contact avec nos conseillers référents :

Jean-Max Le Filleul, conseiller Agroforesteries - Agroécologie Nord Finistère – Tél : 06 75 59 29 75 – Mail : jean-max.lefilleul@remove-this.bretagne.chambagri.fr
Ludovic Jézéquel, conseiller Agroforesteries - Bocage Sud Finistère – Tél : Tél : 06 86 02 45 10  - Mail : Ludovic.jezequel@remove-this.bretagne.chambagri.fr
Isabelle Sénégas, conseillère Agroforesteries - Biodiversité Ille-et-Vilaine - Tél : 07 88 84 93 12 - Mail : isabelle.senegas@remove-this.bretagne.chambagri.fr
Samuel Le Port, conseiller Agroforesteries – Forêt – Bois énergie Morbihan - Tél : 06 08 41 56 77- Mail : samuel.leport@remove-this.bretagne.chambagri.fr
Eva Stammler, conseillère Agroforesteries - Bocage Côtes d’Armor - Tél : 06 65 47 46 57 - Mail : eva.stammler@remove-this.bretagne.chambagri.fr

 

 

]]>
AideAgroforesterie
news-142149Mon, 27 May 2024 11:30:29 +0200Planification écologique : un appel à projets "Phytos" ouvert en juinhttps://bretagne.chambres-agriculture.fr/mes-actus/toutes-les-actus-agricoles-bretonnes/detail-de-lactualite/actualites/planification-ecologique-un-appel-a-projets-phytos-ouvert-en-juin/Un nouvel appel à projet d'aide à l’investissement pour des matériels concourant à la réduction de l’utilisation des produits phytopharmaceutiques et contribuant à la transition agro-écologique est ouvert sur le site de FranceAgriMer.Dans le cadre de la planification écologique, ce dispositif d'aide vise le soutien à l'achat de matériel permettant de réduire voir de substituer ou améliorer l'utilisation de produits phytopharmaceutiques dans les exploitations agricoles.

Cet appel à projet concerne toutes les filières

il est doté d'une enveloppe de 50 M€

Les modalités sont les suivantes :

  • Règle du premier arrivé / premier servi
  • Dépôt par télé-déclaration directement sur la page dédiée du site FranceAgrimer (ouverture début juin) :
  • Plancher de dépenses éligibles : 2 000 € HT
  • Plafond de dépenses éligibles : 300 000 € HT (600 000 € pour les CUMA)
  • Taux de subvention : 20%, 30% ou 40% selon le type de matériel (voir ci-après)
  • Majoration de 10 % pour : JA/NI, CUMA, membre d'une OP ou coop, producteur en AB ou HVE

ATTENTION : il est interdit de cumuler plusieurs aides pour un même matériel. Par exemple il n’est pas possible de cumuler une aide Agri Invest et FranceAgrimer pour une écimeuse, éligible dans les 2 dispositifs.

Types de matériels éligibles

Consultez la liste complète (Annexes I - II - III)

  • Équipements de substitution à l’utilisation de produits phytopharmaceutiques ou d’agriculture de précision (sarcleuse, scalpeur, strip till, désherbeur, défaneur, extirpeur, désherbineuse, écimeuse, bineuse, robot de désherbage, herse étrille, butteuse, houe rotative, matériel de fauche sous clôture, matériel de guidage, filet anti insecte, pailleuse, mulcheuse …)
  • Équipements de réduction de l’utilisation des produits phytopharmaceutiques et de réduction de la dérive (buses permettant la réduction de la dérive d’au moins 90%, système complet de pulvérisation pour l’arboriculture, système complet de pulvérisateur « performance pulvé », systèmes de pulvérisation de précision, localisation ou ciblage des adventices …)
  • Matériels de stockage (adaptation des bâtiments de stockage de pomme de terre sans anti- germinatif de synthèse, adaptation des bâtiments de stockage du grain sans insecticide)

D'autres appels à projets sont ouverts ou ouvriront prochainement sur le site de FranceAgriMer :

Lors de son conseil d'administration du 27 mai, FranceAgriMer a diffusé le calendrier prévisionnel suivant pour l'ouverture de plusieurs appels à projets ("guichets") :

  • 30 mai : guichet "Rénovation des vergers"
  • 10 juin : guichet "Elevage" (agroéquipement performant pour l'épandage d'effluents organiques)
  • 17 juin : guichet "Serres"
  • 24 juin : guichet "Protéines" (agroéuipement pour l'implantation, la récolte et le séchage des oléos-protéagineux et légumineuses)
  • 1er juillet : guichet "Fruits et légumes"
  • 8 juillet : guichet "Vergers"
     

Contacts :

Mary HENRY-BOUVIER - Chargée de missions Economie-Emploi - Tél. : 02 23 48 27 69 - Mail : mary.henry@remove-this.bretagne.chambagri.fr
Anthony BRULE - Responsable équipe légume et cultures spécialisées – Tél : 02 98 69 17 46 – Mail : anthony.brule@remove-this.bretagne.chambagri.fr
Elisabeth CONGY - Responsable d'équipe protection des Cultures et Biodiversité – Tél : 02 23 48 27 75 – Mail : elisabeth.congy@remove-this.bretagne.chambagri.fr

 

]]>
AgriculteurBovin laitBovin viandeBretagneConseillers