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De bonnes raisons d'avoir confiance en notre agriculture bretonne

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A quelques mois des élections Chambre d’agriculture, André Sergent jette un regard sur ce mandat qui s’achève et affirme que la Bretagne agricole a de nombreux atouts pour conserver et renforcer son leadership.

Votre mandat s’achève avec la création d’une Chambre d’agriculture unique en Bretagne. Pourquoi cette stratégie ?

En 2018 avec mes collègues élus nous sommes arrivés à la tête des Chambres d’agriculture de Bretagne avec ce chantier stratégique à finaliser, déjà engagé par nos prédécesseurs. Les défis à relever étaient nombreux pour cela.  Construire cette Chambre d’agriculture régionale et unique était nécessaire pour monter l’outil consulaire à la hauteur des enjeux et des défis pour notre agriculture. Pour être en phase avec l’organisation territoriale de la Loi NOTRe, il était aussi essentiel de donner un poids suffisant dans les échanges et les négociations avec l’Administration, les pouvoirs publics et les collectivités.

Nous sommes passés par des moments très difficiles. Cela fait partie d’un mandat. Il faut prendre ses responsabilités et avoir le courage politique de prendre des décisions, comme l’arrêt et la délégation de certaines activités historiques (formation initiale et qualifiante, évènements grand public, domaines de conseils individuels…). Pour chacune de ces décisions, nous nous sommes assurés que le service continuerait d’exister pour les agriculteurs. Par exemple pour la formation, nous avons travaillé avec les trois familles de l’enseignement pour assurer d’une offre de formation sur tous les territoires bretons.

Cela s’est aussi traduit par la réduction des effectifs, le report de certains investissements ou l’abandon de projets. Ces décisions ont permis un retour à l’équilibre financier durable pour la Chambre d’agriculture qui est aujourd’hui dans une situation saine. Cette réforme nous engage dans une nouvelle dynamique de projets au service de l’agriculture bretonne : investissements nouveaux dans nos stations expérimentales pour poursuivre l’exploration de nouvelles références en élevage et en cultures ; engagement dans des projets de territoires à très forte valeur ajoutée pour l’agriculture ; rénovation du parcours installation ; attractivité des métiers…
Avec mes collègues vice-présidents nous savons que nous avons fait les bons choix et désormais la Chambre d’agriculture peut renforcer ses équipes par de nouvelles compétences essentielles à l’accompagnement des transitions de l’agriculture et des exploitations.

Quelle analyse faites-vous sur l’état et l’avenir pour l’agriculture bretonne ?

Selon moi, l’agriculture bretonne peut connaître à certains égards des difficultés, mais il faut aussi savoir dire que globalement nous sommes plutôt dans une situation favorable pour nos filières. On a souvent tendance à regarder le verre à moitié vide : moi je regarde surtout les nombreux atouts de notre agriculture régionale et cela donne confiance en l’avenir. Il faut savoir le dire : nous bénéficions d’une histoire et d’une culture agricoles belle et forte, une structuration solide de nos filières. La Bretagne n’a plus de modèle unique, mais bien une grande diversité de productions qu’il faut conserver et renforcer. Car cela nous garantit, à l’échelle de chaque exploitation comme de l’ensemble de l’agriculture bretonne, des atouts de résilience, d’adaptabilité et de durabilité.

Avez-vous confiance en l’agriculture bretonne et en ses acteurs pour développer son leadership demain ?

Oui, même si nos exploitations, nos organisations, nos coopératives et nos industries peuvent traverser des turbulences et connaître des remises en question ou des injonctions de performance, il faut rester unis car de nouvelles batailles se jouent et ne se gagneront qu’avec l’ensemble des acteurs régionaux.  

La décarbonation des exploitations, le renouvellement des générations, l’acceptabilité sociétale ou encore l’exploration et le développement de nouvelles filières de production à forte valeur ajoutée sont nos nouveaux défis.

D’aucuns les appellent les nouvelles transitions. L’agriculture bretonne peut et doit les relever.

En tant que Président de la Chambre d’agriculture j’ai les chiffres, les preuves et la conviction que tous ces éléments nous invitent à rester positifs. Avec mes collègues vice-présidents, nous faisons en sorte que notre Chambre d’agriculture fédère l’ensemble des organisations vers cette vision d’avenir.

Alors je vous le dis : soyons fiers d’être des agriculteurs et des agricultrices bretons !


Propos recueillis par Sophie Bégot


Quelques actions phares du mandat

Agriculture et inclusion

Les métiers de l’agriculture sont parfois perçus comme physiques, pénibles et peu adaptés aux personnes en situation de handicap. Pourtant, alors que l’agriculture peine à recruter, des solutions sont possibles face aux handicaps, qu’ils soient visibles ou non. Pour briser les idées reçues, encourager l’insertion et susciter de nouvelles vocations, la Chambre d’agriculture de Bretagne déploie, avec l’appui de ses partenaires, un programme de sensibilisation ambitieux et plusieurs actions dans le cadre du  projet « Handi-CAP vers l’agriculture ! ».

Renouvellement des générations :

La Chambre d’agriculture engage de nouvelles actions pour attirer les jeunes collégiens vers les métiers de l’agriculture au moment de leur orientation. Avec ses partenaires, elle lance à la rentrée prochaine le dispositif « Génération Agri : ton futur au cœur du Vivant »

 

Investir dans la recherche appliquée au service des transitions de l’agriculture

La Chambre d’agriculture investit dans de nouveaux projets et équipements dans ses stations de recherche appliquée pour créer des références nouvelles et accompagner les exploitations en transition. Découvrez nos 4 stations expérimentales

Notre projet politique et stratégique

 

Notre bilan d’activité

 

 


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